>> Histoire de la sérigraphie
>> Les étapes de production d'une sérigraphie
>> Le code d'éthique de l'estampe du Québec

Histoire de la sérigraphie

Le premier pochoir réalisé par l'homme remonte à 30000 ans. C'est de cette façon que les hommes des cavernes signaient leurs fresques rupestres.

Vers l'an mille, les Chinois inventent un procédé d'impression : les lettres mobiles. Cette invention fut reprise et raffinée par Gutemberg en 1440 et allait devenir l'ancêtre de l'imprimerie actuelle.

La multiplication d'une oeuvre d'art existe déjà dans le 15è siècle allemand, grâce à des maîtres comme Dürer qui pratiquent la gravure sur bois.

Les techniques de l'eau-forte ont été exploitées par plusieurs artistes dont Callot, Rembrandt et Goya.

Au Moyen Age, on se sert des pochoirs et des gravés pour imprimer les cartes à jouer.

La sérigraphie est pratiquée au 17è siecle par les japonais avec du papier fin traité et fixé à une soie à l'aide de cheveux humains. Ils ont réalisé des sérigraphies de grandes précisions en 4 à 5 couleurs.

Puis la lithographie, inventée en 1796 par l'allemand Senefelder, prend son essort au 19è siècle avec les Romantiques. C'est la préhistoire de l'affiche en Europe.
En France, des artistes tels que : Bonnard Daumier, Delacroix et Lautrec l'utilisent pour réaliser leurs affiches et leurs oeuvres.

Par contre, l'utilisation trop commerciale et sans controle de ces techniques fait disparaître la qualité au profit du rendement pour la vente, comme avec les gravures religieuses.

En 1907, Samuel Simon fait breveté sa technique de sérigraphie en Angleterre.

Au début du 20è siècle, les américains font évoluer la technique de la sérigraphie grâce à son utilisation dans l'industrie de l'art graphique, de la publicité et du lettrage.

Jusqu'en 1928, les sérigraphes utilisent des papiers, des liquides de remplissage ou des corps gras pour obturer les écrans et réaliser les pochoirs.

La même année, un peintre d'enseignes de New-York, Joe Ulano, fait une découverte qui révolutionne toute la technique. Une laque qu'il pulvérise par accident sur une surface, devient en séchant, une pellicule souple et maléable. C'est le premier film qui se découpe et qui sera perfectionné pour devenir une pellicule photosensible. La compagnie Ulano existe toujours, dans le domaine de la sérigraphie.

En 1917, l'artiste Marcel Duchamps, par ses oeuvres et ses installations, redonne ses lettres de noblesse aux multiples d'art où chaque reproduction devient un original à tirage limité. Lui et plusieurs grands artistes connus démocratisent l'art.

Mais il faudra attendre 50 ans avant de voir les sérigraphies authentiques dans les musées, les galeries et chez les collectionneurs.
Au Canada, 4 lois furent adoptées pour la protection des estampes, dont la première en 1734.

Au Québec, le premier code d'éthique de l'estampe est publié en 1982 et réédité en 1987.
Avant, vers la fin des années 60, les premiers graveurs guébécois qui sont très peu nombreux à sortir des classes d'Albert Dumouchel, ont pour référence la tradition française et américaine. De grands créateurs d'ici tels que Riopel et Pelan ont utilisé la sérigraphie.

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Les étapes de production d'une oeuvre par le procédé de la sérigraphie

  1. Création des esquisses et de la maquette ;
  2. Analyse des esquisses couleurs, conception du scénario d'impression ;
  3. Réalisation des séparations de couleurs en pochoirs par le développement aux ultraviolets ;
  4. Transformation des séparations de couleurs en pochoirs par le développement aux ultra-violets ;
  5. Application des pochoirs sur les écrans de soie ;
  6. Masquage des pochoirs ;
  7. Préparation et inspection du papier ;
  8. Préparation des mélanges d'encres et test des transparences ;
  9. Ajustement et repérage des séparations de couleurs devenues pochoirs ;
  10. Impression manuelle avec la raclette des différentes transparences superposées ;
  11. Séchage à l'air ;
  12. Inspection ;
  13. Identification, signature et numérotage ;
  14. Préparation des certificats d'authenticités ;
  15. Emballage et encadrement.

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Les grandes lignes du Code d'Éthique de l'Estampe du Québec

L'estampe originale est une oeuvre d'art, un multiple original qui répond aux conditions suivantes :

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